ONTOS: ce thriller horrifique et fascinant ressemble à un immersive sim dédié au jeu de ré

ONTOS : un thriller horrifique et fascinant qui défie les conventions du jeu
ONTOS est le genre de jeu qui continue de nous hanter, même après avoir cessé d’y jouer. Et pas seulement parce qu’il nous confronte à l’horrible question suivante : « Et si la conscience d’un homme était stockée dans une baie de serveurs composée de rats ? » Ce titre, présenté à la presse et aux créateurs lors de la gamescom 2026, se distingue par son approche unique, mêlant réflexion philosophique, exploration et énigmes complexes.
Une histoire centrée sur Aditi et Samsara
Le jeu se déroule autour de la personnalité de Aditi, une jeune femme attirée par Samsara, un hôtel lunaire apparemment abandonné et transformé en laboratoire scientifique. Ce lieu, lié à son père dont elle est séparée, devient le centre de l’action. La démo présentée lors de la gamescom 2026 se concentre sur une seule énigme : récupérer une clef auprès de Crombie, un scientifique de la base.
Crombie a copié son esprit dans un dispositif composé de rats, ce qui l’a rendu hors d’état de fonctionner. La clef est accrochée autour de son cou, coincée sous un enchevêtrement de sondes et de câbles directement insérés dans son cerveau. La difficulté réside moins dans la solution « correcte » que dans la détermination de la voie à suivre.
Une approche philosophique et scientifique
ONTOS s’inspire de son prédécesseur spirituel, SOMA, développé par Frictional Games. Ce jeu transforme les questionnements philosophiques en une étrange forme de science. Ses personnages se posent des grandes questions, comme « Qu’est-ce que le soi ? Le corps et l’esprit sont-ils nécessairement liés ? Que se passe-t-il lorsque je me branche à l’Ordinateur-Rat ? » et tentent de les répondre de manière toujours plus grotesque.
Cependant, contrairement à SOMA, ces réflexions ne sont pas intégrées à la structure d’un jeu d’horreur traditionnel. Il n’y a pas de menace qui vous traque, ni de phases d’infiltration. Le jeu repose avant tout sur les énigmes qui vous sont proposées et sur l’exploration entre chacune d’elles. Il se rapproche davantage de certains éléments des immersive sims que du survival horror.
Des choix qui façonnent l’expérience
Le jeu vous permet d’emprunter n’importe laquelle de ces voies, avec très peu d’indications explicites, et réagit de manière parfaitement fluide à vos choix. Vous devez donc vous demander si vous avez fait le « bon » choix, et il sera fascinant de voir comment les autres personnages de cet univers réagiront lorsqu’ils seront confrontés aux conséquences de vos décisions.
Par exemple, dans le cas de Crombie, j’ai compris comment désactiver le serveur (R.I.P. les rats) et ramener son corps physique au bord du gouffre. J’ai également trouvé comment récupérer la conscience copiée et, en quelque sorte, remplacer l’esprit original de Crombie par sa copie. Et, uniquement pour la science, bien entendu, j’ai coupé le serveur sans faire ni l’un ni l’autre, tuant accidentellement les deux, ce qui m’a simplement permis de récupérer la clef autour de son cou.
Une exploration riche et immersive
Entre chacune de mes tentatives, j’ai découvert des éléments qui m’ont permis de mieux comprendre l’histoire globale. En me rendant jusqu’au serveur composé de rats, j’ai trouvé des terminaux éparpillés et des enregistrements audio qui m’ont donné une meilleure idée de ce qui se passe dans le cadre de l’expérience. J’ai également trouvé des armoires verrouillées contenant des indices supplémentaires, ainsi qu’un serveur de rats expérimental qui m’a permis d’explorer le fonctionnement des différentes sondes et machines du dispositif.
Ces éléments m’ont donné des informations utiles pour résoudre l’énigme à grande échelle qui m’attendait plus tard. Il faut également gérer certaines ressources : pour couper les câbles du serveur, il faut un chalumeau, mais son utilisation est limitée par le nombre de bonbonnes d’oxygène que vous pouvez trouver. Lors d’une partie, je me suis soudain rendu compte qu’en arrivant à l’énigme principale, je savais comment parvenir à la solution que je voulais, mais que je n’avais pas les ressources nécessaires pour réellement l’exécuter, m’obligeant ainsi à improviser.
Un lieu tangible et riche en détails
Samsara est un lieu merveilleusement tangible. Les portes doivent être déverrouillées et poussées manuellement, vous laissant juste assez de temps pour vous demander ce que vous allez découvrir de l’autre côté. Les tiroirs doivent être ouverts physiquement et presque tous les objets peuvent être ramassés et examinés, ce qui vous permet de mettre un véritable bazar lorsque vous fouillez les pièces, déplacez des objets et jetez potentiellement des indices sur votre passage.
Tout cela renforce l’impression que n’importe quel élément pourrait constituer un indice pour une énigme ultérieure : vous êtes poussé à comprendre le lieu lui-même, au cas où cela vous permettrait d’élaborer de nouvelles théories. Cela signifie également que, même après avoir joué plusieurs fois à la même séquence, je suis convaincu qu’il me reste encore beaucoup de choses à découvrir. Il y aura des indices que je n’ai pas vus et il existe certainement des solutions auxquelles je n’ai pas encore pensé.
Une perspective intrigante pour un jeu entier
Même parmi les solutions que j’ai trouvées, il existe des nuances dans la manière de les résoudre, avec des variations susceptibles de débloquer différentes répliques ou réactions des personnages. Si je n’arrive pas à arrêter de penser à ONTOS, ce n’est pas vraiment à cause des horreurs et des merveilles qu’il présente. C’est parce que mon cerveau ne cesse de réfléchir à la manière dont j’aurais pu les aborder différemment. Il semble exister une multitude de façons de résoudre une seule et même én
ONTOS sortira en 2027 sur XBOX Series X|S, XBOX sur PC et via le cloud, et sera inclus dans le Game Pass. Grâce à XBOX Play Anywhere, il sera également possible d’y jouer sur console et PC sans coût supplémentaire.
